L'audiophile

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dimanche, février 7 2010

Mortal Kombat en Hi-Fi contre des agresseurs non identifiés

Invisibles, non mesurables, mais de la même tribu

Tout une famille de nuisances semble s'être alliée dans une même volonté d'empêcher la musique de s'exprimer. La mise en évidence de cette alliance belliqueuse apparait à contrario, quand on trouve la bonne parade.
Il est des accessoires audio hi-fi dont le comportement sur le rendu sonore présente de troublantes similitudes. Tout laisse à penser que ces appareils agissent sur les mêmes phénomènes nocifs pour le son, et pourtant probablement chacun avec son mode d'action propre, et souvent mystérieux.
Ces phénomènes sont pour l'heure peu ou pas identifiés et on ne décèle leur présence que par la dégradation de musicalité qu'ils provoquent. Et si ce n'est pas mesurable aux instruments, par contre c'est extrêmement perceptible à l'oreille.

Des accessoires du troisième type, du XXIème siècle


L'essai combiné de ces appareils montre d'étranges affinités, voire des complémentarités et des effets boostés, dopés dans les meilleures configurations.
Inversement certains ne font pas un bon voisinage avec leur collègue en traitement audio, ils se font concurrence quand ce n'est pas carrément la guerre.

Une guerre déclarée et une larvée

Le combat pour une meilleur qualité musicale est décidément chose complexe où les armes comptent certes, mais où la stratégie compte tout autant avec les bonnes alliances.

Une cinquième colonne infiltrée!

On dirait à l'instar des conflits humains, que l'adversaire sait infiltrer des taupes, des saboteurs dans des lieux où on ne les croyait pas capable de se cacher, les câbles USB par exemple. Une série de tests d'écoute et de compte-rendus fait l'objet de quatre billets sur le Blog audiophile n°1, son titre: Sarcoquartz, Ionostat®, Harmonisateur Memon®, Barrette SoloPus Memon® : un test d'écoute des accessoires Hi-Fi audiophiles du XXIè siècle - volet 1 sur 4

vendredi, janvier 22 2010

Améliorations audio Hi-Fi trouvées sous SARD, bénéfiques au DVD-AD: un billet signé P.H.

Le SARD en éclaireur:

Le format SARD++ est certainement le système le plus performant pour restituer le message sonore enregistré sur un Compact Disc Audio. L'Audiophile Apiguide (A.A,) son inventeur, l’a tellement optimisé qu’il a tiré bénéfice d’une transparence inégalée pour améliorer encore son système en jouant sur d’autres paramètres, dont l’effet était jusque là noyé dans le « bruit » global de la lecture CD.

Ainsi, la grosse avancée de la fin 2009 a été l’ambiophoniseurambiophoniseur.jpg ( NB. Ce lien est déconseillé aux âmes sensibles des objectivistes et de leur imprécateur Jipihorn ! pour en savoir davantage sur les objectivistes voir le dossier "Mesure de la musicalité").
La transparence de la lecture SARD a permis à A.A. d’identifier les paramètres de réglage auxquels le résultat final est sensible, et ainsi de proposer la configuration la plus efficace, à commencer par l’intérêt de mettre en œuvre 2 ambiophoniseurs.

Il y a fort à parier que cette démarche aurait été moins fructueuse pour moi, qui ne suis pas passé en SARD, mais suis resté au format DVD-ADdvd-ad-mini.jpg. Le format DVD-AD a été décrit ici . Une démarche moins fructueuse parce que le DVD-AD est à priori moins transparent, et n’aurait pas permis d’accrocher les effets d’un ambiophoniseur non encore optimisé. Mais A.A ayant fait le travail, l’occasion était belle d’en récolter les fruits pour le DVD-AD.

Je rappelle au passage la principale différence entre le SARD++ et le DVD-AD
le fichier audio est dématérialisé, et lu en RAM>>>sard02.png
DVD-AD_logo.jpg<<< le fichier audio en placé sur un DVD après transformation en 24 bits 96 kHz

Une première récolte 

J’ai commencé par construire un émetteur et une antenne pour l’ambiophoniseur du salon :
ph027.png (cliquez)

Ce système est placé dans le coin de la pièce opposé à la chaîne, de façon à « arroser » l’ensemble, depuis le lecteur jusqu’aux enceintes. L’antenne est portée par un mât qui l’écarte des étagères où elle est posée, de façon à ce que les portes en verre de la bibliothèque puissent être ouvertes (ce qui est nécessaire pour éviter les réflexions acoustiques) sans masquer son faisceau vers le lecteur.

J’ai passé pas mal de temps à régler la tension optimale d’alimentation de l’émetteur, car celle-ci a une influence sur le délié et la micro-dynamique du son restitué par la chaîne. L’ampleur de la scène sonore y gagne aussi.


Les pieds sur terre 

Puis, inspiré par les améliorations du Ionostat à l’aide d’une traîne , j’ai imaginé de relier l’antenne Tesla de l'ambiophoniseur au sol par une traîne constituée :
- d’une couche de papier alu adhésif pour cheminée
- d’une couche de sable de quartz pour aquarium
- d’une couche d’intissé, parcouru par un trait d’encre de Chine de la marque Lefranc & Bourgeois, choisie pour les particules de carbones qui y sont rajoutées.
Le pied de la traîne est doté de 4 aimants mis en travers, espacés de 5 cm, avec leurs polarités alternées : le 1er a son pôle nord vers le sol, le 2nd son pôle sud vers le sol et ainsi de suite. 2 lames de plomb assurent un bon plaquage au sol de la traîne. Enfin, un nuage de fibres de lin (utilisée, normalement, en plomberie) recouvre la traîne au sol, en dépassant largement sur le sol. Le tout donne un chef d’œuvre de sculpture moderne :
ph028.png (cliquez)

Malheureusement, ce n’est pas WAF-compatible, tout doit donc être amovible une fois le concert fini ! Mais le jeu en vaut la chandelle, car les timbres sont plus riches et les aigus plus fins avec cette traîne.

Notez que A.A a essayé une telle traîne, mais sans résultat probant. Je soupçonne qu’il bénéficiait déjà de cette liaison avec la terre par le biais du pied qui soutient son ambiophoniseur, rempli de sable de quartz et planté dans un socle en marbre lui même posé sur un "condensateur BQC" de sa composition.

Quand il y en a pour un, il y en a pour deux

Suivant la piste ouverte par A.A, j’ai alors complété l’installation d’un deuxième ambiophoniseur, celui-ci dirigé vers le COT. Qu’est-ce que le COT ? Basé sur le principe de l’aquarium, c’est-à-dire une pompe immergée sur un fond de sable (COT = coupleur optimiseur de terre), cela ressemble à une maquette de tour Eiffel . (voir fichier 48-guide-euphonie.htm) Mon COT est placé au fond d’un placard. J’ai juste eu à fixer l’antenne du deuxième ambiophoniseur sur l’étagère qui surplombe le COT, comme le montre la photo suivante :
ph029.png
Le COT est à droite, et on voit le dos de l’antenne en haut à gauche. On aperçoit un petit boîtier noir branché sur la triplette. Il s’agit d’un filtre du commerce, QUIET-LINE, livré par trois, qui a son importance sur la qualité finale du son. Autres aspects importants, le sens de branchement du COT, de l’alimentation de l’ambiophoniseur, et le filtrage de cette dernière (par un filtre Schaffner tout simple).
En réglant la valeur de la tension d’alimentation de l’ambiophoniseur qui donnait le meilleur son, j’ai trouvé que la moindre était la meilleure, contrairement à celui du salon. Je me suis donc mis à 4 V. Avec ce réglage, l’effet du n° 2 était déjà sans équivoque. C’est comme s’il avait décuplé l’effet du n° 1 : un son plus explosif, une salle qui respire mieux, un effet de volume plus sensible.
Mais l’optimum a été atteint lorsque j’ai vu que l’alimentation du n° 1 pouvait alors être poussée (en l’occurrence jusqu’à 11.5 V), ce qui a renforcé encore un peu la précision de placement des instruments, et leur définition spatiale. On a donc prouvé par l’expérience que 1 + 1 > 2 !

Dans l’orbite du SARD

Là où ça devient grisant, c’est qu’avec tous ces dispositifs ésotériques certes mais efficaces sur la transparence globale du système, on peut entendre l’influence de ce qui peut, dans la maison, modifier le son restitué. Dernier exemple en date, alors que j’écoutais mon morceau étalon « L’eau à la bouche » de Gainsbourg


je remarquais que cette fois les percussions du début étaient plus dynamiques, plus … percutantes et plus présentes. Or je n’avais rien changé.
Après enquête, j’ai découvert le responsable : le fer à repassé avait été branché dans la cuisine ! Il était hors de question de laisser un appareil de 1 kW branché pendant l’écoute, mais j’avais trouvé un point sensible du réseau électrique. J’y ai installé un filtre FIS5, suivant l’appellation de A.A (voir dossier FIS). En fait il s’agit d’une bête minuterie électrique :

ph030.png L’induction du petit moteur suffit à filtrer des parasites qui circulent dans le réseau et qui parasitent un jour ou l’autre la chaîne hifi. On y gagne en finesse du son. C’est subtil mais très agréable !



Un aboutissement ou un nouveau départ ?

D’un côté, je me dis que le niveau atteint aujourd’hui aura du mal à être amélioré après toutes ces optimisations. D’un autre côté, le système est tellement transparent maintenant que je me laisse aller à espérer trouver d’autres points sensibles où je pourrai agir, de nouveaux filons où attendent plein de nouvelles pépites. Bien malin celui qui devinera quel scénario est le bon…

vendredi, janvier 1 2010

Bonne année 2010 à tous les bricoleurs mélomanes audiophiles !


Le bilan 2009 audiophile

Comme le veut la tradition, en début de nouvelle année, on fait le point sur l'année passée. Et question trouvailles audiophiles, le bilan de l'année écoulée est exceptionnel.
2009 est vraiment un grand millésime!

audiophile-chef.png En tout premier lieu c'est la consécration du format audio SARD. L'avancée musicale procurée par le Super Audio Ram Disk à partir de tout CDaudio est fantastique. C'est en plus de la satisfaction de tout mélomane exigeant, une façon de peut-être réhabiliter le CD, tant mis à mal à la fois par les audiophiles et par le téléchargement légal ou non de formats concurrents encore pires au plan de la qualité audio. Oui, le CDaudio est bien détenteur d'une qualité musicale exceptionnelle, que seul le SARD++ parvient à mettre en évidence!

Et des accessoires indispensables
ambiophoniseur.jpg le dernier né, l'Ambiophoniseur TBF, n'a pas fini d'étonner le monde des audiophiles mélomanes!

rip-phi2audiophile.jpg
Le rippeur graveur Phi² audiophile est tout aussi surprenant!

et que dire de la Pentode ES pour Superterre pentode.png,

ou encore du Pharos pharoserato.jpg,

ou bien de la Power Arche power-arche.png

sans oublier la tablette Fakirfakir02.jpg

Retrouvez toutes ces innovations sur Le coin audiophile
et bien sûr dans mes fichiers persos, que ce soit sur le CDRom ou sur les mises-à-jour téléchargeables

Quoi de neuf prévu pour 2010? ... un glossaire de l'audiophile !

Un glossaire des termes que j'utilise pour décrire le rendu sonore m'a semblé utile. On reste d'ailleurs souvent perplexe en lisant le jargon des écoutes critiques publiées dans les magazines spécialisés de HI-FI. En plus de l'explication du mot, cela me donne aussi l'occasion d'ajouter des commentaires personnels qui, je l'espère, faciliteront les réglages à l'oreille des systèmes audio Hi-Fi afin d'obtenir plus de musicalité.
Le glossaire de l'audiophile

vendredi, décembre 18 2009

Pollution du courant secteur: fausse analyse ou remède miracle?

Le courant secteur serait-il innocenté?

Dans un billet de janvier 2009, en pleine vague de froid, j'avais constaté une corrélation entre la consommation nationale en courant électrique et la qualité de restitution de ma chaine Hi-Fi. Plus la consommation montait vers des sommets, voire atteignait des records et plus la musicalité se dégradait, nécessitant la mise en œuvre de toute ma panoplie de filtres et de contre-mesures pour y remédier.
Après de nombreux tests concluants, j'avais réalisé ce petit tableau de la météo des plages horaires favorables à la reproduction musicale hi-fi:meteo-plages-horaires.png

Une nouvelle vague de froid est arrivée en décembre 2009. Le pic de consommation d'électricité le 15 décembre a atteint 800 000 mégawatts et selon mon tableau de janvier, on se trouvait en pleine zone défavorable pour ma Hi-Fi (symbolisée par deux drapeaux rouges).
erdf_15-12-2009.png
La musicalité de mon système aurait dû normalement souffrir d'une telle situation, or il n'en fut rien. La qualité sonore était au contraire d'une pureté et d'une qualité identique aux jours précédents, journées marquées même par une douceur de temps quasi printanière.
Mon analyse de janvier 2009 était-elle erronée? voire totalement fausse? Si la qualité du courant secteur n'a pas changé lors d'un pic de la consommation au plan national, alors peut-être faut-il examiner de plus près ce qui a changé dans ma configuration locale, chez moi.

Deux éléments nouveaux fin 2009!

Mon système n'a pas changé en soi, mais seulement deux accessoires. L'un de ces accessoires a simplement évolué, la superterre, l'autre s'est ajouté au système, l'ambiophoniseur TBF.
Le premier ne concerne qu'indirectement le courant secteur puisque c'est un optimiseur de terre et de la relation terre/neutre. Le second est censé n'avoir qu'un mode d'action aérien et de prime abord ne devrait pas logiquement (mais y-a-t-il une logique dans des procédés si hors normes?) avoir d'action sur le courant secteur.

La superterre s'est vue doter d'une pentode à eau salée et d'un instrument de mesure d'humidité spécifique.
L'ambiophoniseur, avec son Condensateur CBQ, a confirmé ses relations avec le sol, outre son action aérienne.

La terre comme dénominateur commun!

Le courant secteur EDF est pour la plupart du temps asymétrique avec le neutre référencé à la terre, pour la sécurité des consommateurs. Superterre et Ambiophoniseur concernent aussi en partie la terre. Il ne parait pas incongru d'en conclure que le rendu musical obtenu en période théorique de pollution maximale du courant secteur est dû en partie à leurs effets conjugués, et cela en complément de tous mes filtres secteurs et contre-mesures déjà en place en permanence.

Peut-être un vaccin?

D'ici le printemps 2010 je suis sûr qu'alterneront des périodes de redoux et de grand froid... avec de très importantes fluctuations dans la consommation du courant secteur 230V en France. J'aurai tout loisir de vérifier la chose et de voir si ces deux accessoires constituent l'ultime remède à la pollution du courant secteur, le vaccin parfait. Mais superterre et ambiophoniseur sont d'ors et déjà deux accessoires indispensables à mon bonheur de mélomane! et à un coût dérisoire!

vendredi, décembre 11 2009

Le dollar est très bas, chic!

Une aubaine!

Rarement le dollar n'a été aussi bas par rapport à l'Euro qu'en cette fin 2009. Une opportunité! Cela allège notre facture pétrolière et nos achats aux états-unis. Bien sûr cela pénalise nos ventes à l'étranger en dollar, mais voyons la chose du bon côté, celui de l'audiophile adepte du DIY.

Peut-être est-ce l'occasion d'acheter 8 condensateurs Blackgate série FK 1000 µF 16V (à 15,50 $ pièce - transport et frais de douane en sus) car le seul distributeur aux USA (et sérieux) de ce rare composant (production arrêtée) en aurait encore d'après son site Internet: http://www.soniccraft.com/black_gate_capacitors.htm
Condensateurs Blackgate FK1000 en couronne quartzée
Redécouvrez vos CDs

Pour ceux qui sont déjà passés au SARD++ avec une carte son EMU 0202, Carte son externe EMU 0202 usbmais sans avoir mis la couronne quartzée de 8 condos BG ou qui ont dû se rabattre sur 8 Elna Silmic2 (*), Carte son EMU 0202 modifiée audiophilece sera la révélation de ce que le SARD et cette carte-son peuvent réellement leur donner(**).

Musicalement, on retrouve toute la qualité de l'enregistrement d'origine, le fichier master 24b/96 kHz ou DSD d'avant le glassmaster de pressage du CD ou du SACD! On retrouve le rendu de la bande (du fichier) d'origine lue dans les meilleures conditions possibles, et cela tous DAC confondus sans considération de prix, sans avoir à changer les OP etc. avec une simple carte-son externe USB EMU 0202 peu onéreuse (moins de 100€ neuve ou 70€ d'occasion) et dont la modification est facile.

Je donne cette info sans garantie de disponibilité et de prix. A chacun de vérifier avant commande.

(*) Elna, Silmic II, Cerafine, Black gate... Quelles différences entre ces condensateurs électrochimiques? voir sur http://www.audio-cube.nl/elna.htm
(**) Sous réserve d'une carte-son placée dans des conditions optimales à la fois en configuration et en contexte (voir fichiers du CDRom)audiophile-pc-sard.jpg

jeudi, décembre 10 2009

La loi du marché et l'audiophile

Les audiophiles esclaves du marché grand public?

je suis tombé par hasard sur un ancien article de J. Iverson d'Octobre 2003 publié sur le e-magazine américain Stereophile. Selon l'auteur, je résume, "les audiophiles optimisent ce que le marché sélectionne. En fait les audiophiles n’ont l’occasion de travailler sur un standard que dans la mesure où ce dernier aura préalablement été sélectionné par le marché."
Quel est le constat depuis 2003? Le grand public est très content aujourd'hui de la qualité musicale du wma ou du MP3. Le grand public aurait-il toujours mauvais goût?


Conclusion: puisque le marché sélectionne l’i-Pod, le wma, le mp3, l'iPhone, à ce compte là il ne resterait plus aux audiophiles qu'à optimiser ces seuls choix. Le marché de masse choisit, aux audiophiles de l'améliorer. Je sens bien un petit frisson et un malaise chez les mélomanes.

Vrai en partie

Cet article de 2003 est cependant assez pertinent. Il s'applique assez bien à l'évolution du marché de l'audio qui, outre le son compressé, a été presque entièrement dévoré par celui de l'image et du home-cinéma via le multimédia. .

Le marché de masse tire prix et qualité vers le bas

Que le marché tire la hi-fi et la musique vers le bas, vers la médiocrité, vers le superficiel, vers le spectaculaire, vers le plus petit dénominateur commun, ce n'est pas nouveau, c'est même souvent la contrepartie de tout marché qui s'élargit au plus grand nombre de consommateurs. La photographie argentique est passée du format de la plaque de verre 24x30 (on parle de cm !), à la pellicule 6x9 ou 6x6 "pro" puis au 24x36 (on parle alors de mm !) en reflex puis au 24x36 en compact et quand elle s'est ouverte largement au grand public, c'est au travers de formats encore plus réduits comme l'instamatic Kodak en 28mmx28mm ou en mini instamatic 13mmx17mm. Contre toute attente la photographie numérique fait un chemin inverse de celui de l'argentique! Offrant un pauvre 1 ou 2 Mégapixels au début, on trouve désormais du 12 voire du 14 Mégapixels sur des appareils grand public et on redécouvre l'importance de la qualité des objectifs, des reflex... Ainsi le marché du grand public réserve-t-il parfois de bonnes surprises, avec une montée en qualité et une relative baisse des prix.

Il faut savoir composer

Il est exact cependant qu'il faut bien faire avec ce que l'industrie musicale propose comme support, tel le compact disc dans les années 85/90. Bien évidemment le produit ne dure que s'il rencontre le succès auprès du public (voir ci-dessous les chiffres de la RIAA et l'échec relatif du SACD ou du DVD-A). Mais faire avec ce que le marché propose, pour l'audiophile que je suis, ne signifie pas forcément faire pareil. Le produit adopté largement par le grand public peut aussi ne constituer qu'une référence de qualité (ou un contre-exemple) à dépasser par une toute autre voie. C'est vrai pour le CDaudio comme pour le disque dur multimédia. Ce n'est qu'un point de départ. En est-on l'esclave pour autant?

750 millions de CD audio vendus en 2003, 350 millions en 2008

Selon les chiffres de la RIAA (Recording Industry Association of America) en 2003 il s'était vendu 750 millions de CD audio contre seulement 1,3 millions de SACD, 1,5 millions de LP vinyle et 400 000 DVD-audio. Le format qui alors montait en flèche était le DVD-Video, avec 369 millions d'exemplaires (dont les DVD musicaux). Lire le fort intéressant dossier sur les formats: sacd vs dvd-a. Le CD audio, même en baisse, reste pourtant en 2008 le support favori du grand public:
Tableau > les chiffres de la RIAA pour 2008

Garder l'esprit critique mais rester ouvert à l'innovation

Je déteste qu'on essaie de me faire prendre des vessies pour des lanternes, un son amaigri et appauvri pour le nec plus ultra de la qualité audio. On ne me fera pas prendre une image sonore artificiellement recréée à coups de gadgets (genre DSP) pour une reconstruction musicale fidèle à l'original et l'esprit de la musique jouée.
En matière musicale comme dans le domaine de la technique audio je n'ai pas un tempérament de suiveur aveugle (pardon, sourd), Je reste pourtant curieux de tout. J'ai vu pour les avoir essayés que les chemins habituels de la hi-fi conduisaient souvent dans des impasses. J'ai appris, entre autres, qu'on ne résout pas correctement un problème de résonance des matériaux ou d'acoustique du local par un artifice électronique ou par un processeur numérique.

Explorer d'autres chemins

Je suis donc parti ailleurs. J'ai eu la chance de trouver d'autres pistes, pas faciles à défricher mais qui vont plus loin. Mes recherches en matière audio m'éloignent d'ailleurs de plus en plus des sentiers normaux de l'électronique.
La qualité musicale à laquelle j'aspire m'éloigne aussi encore davantage du grand public, du 7.1, du home-cinéma. Et alors? Si cela me rapproche de la musique et des artistes! Que m'importe que les autres se satisfassent de méchant mp3 ou qu'ils écoutent leurs airs préférés sur leur TV LCD ou sur leur téléphone portable, ils sont libres de leur choix. Je ne chercherai pas pour autant à améliorer le son d'un téléphone mobile ou d'un iPhone pour y écouter une symphonie de Gustave Mahler (voir plus bas). Je suis passé au SARD++, un standard qui n'existe pas sur le marché et qui est en outre issu d'un produit, le CD, qui est même en fort déclin populaire à en croire les éditeurs.

Plaidoyer pour le son

Dans un éditorial de novembre 2006 l'ancien excellent rédacteur en chef de la revue Diapason J-M Piel écrivait entre autres: "A l'échelle planétaire, l'évolution des musiques enregistrées laisse peu de place à l'optimisme. On néglige trop d'expliquer que le MP3 est de moindre qualité que le CD... Le son est tiré vers le bas, et il faut s'en inquiéter. La compression dynamique des niveaux sonores affecte désormais presque tous les supports et toutes les émissions radio. Cette pratique généralisée finit par gommer la notion même de nuance musicale. Les malentendus entre musiciens et techniciens se perpétuent, comme s'il y avait la musique d'un côté et les sons de l'autre. Il y aurait encore beaucoup de pédagogie à mettre en œuvre pour faire comprendre aux uns et aux autres que la musique donne son âme au son et que le son confère son corps à la musique." Cette belle formule (Ah que j'aurais aimé l'avoir trouvée) réconcilie l'audiophile avec le mélomane, la technique avec l'art.

Un choix de qualité de vie, sans empreinte carbone

Ecouter de la musique reste un plaisir personnel, individuel, voire parfois égoïste. Me suive qui veut dans mes bidouilles audio DIY. Sinon, bon vent! Comme Lucky Luke, I'm a poor lonesone cow-boy far away...from the audio mass market
vous aurez compris que je ne suis pas tout-à-fait d'accord avec l'article écrit en 2003 par Jon Iverson. Non qu'il soit faux mais il demandait à être complété.. Voilà, c'est fait. Était-ce bien la peine? Tout ceci n'est qu'un loisir, et n'a que peu importance... Peu d'importance ? Voire!

La musique au secours du sommet de Copenhague sur le climat

Et si, dans la perspective d'une nouvelle façon de vivre plus respectueuse de la planète, c'étaient justement les loisirs intellectuels, la culture, la littérature, l'art, la musique qui étaient vraiment porteurs des nouvelles valeurs d'un développement durable ? y avez-songé? Les biens matériels laissent toujours leur trace carbone, pas les biens immatériels, ni les valeurs morales, la famille, l'amitié, la convivialité!

Une beauté musicale pure!

Puisqu'on parle de valeurs pérennes, en voici une. Il s'agit d'un enregistrement de la 4ème symphonie de Gustav Mahler par Ivan Fischer et le Budapest Festival Orchestra. Ce SACD hybride est une pure merveille. C'est une réussite au plan musical comme au plan technique! Le genre de CD qu'on doit emporter sur l'île déserte... Tout le disque respire l'équilibre et la grâce, dont le quatrième mouvement magnifiquement chanté par la soprano Miah Persson, tout en simplicité et fraicheur.
NB. Un conseil de mélomane: achetez le CD-SACD et surtout pas la version téléchargeable compressée proposée sur certains sites! Ecoutez-le en SARD++ et simple stéréo!

Cet exceptionnel CD-SACD figure bien sûr dans ma compilation, cliquez ici

mardi, décembre 8 2009

L'ambiophoniseur TBF : un réglage fin devient possible

L'Ambiophoniseur évolue... et dans le bon sens

Les heureux mélomanes adeptes du DIY possesseurs d'un Ambiophoniseur ( voir http://blog.apiguide.net/archive034.htm) pourront désormais l'adapter plus aisément à leur contexte local. ambiophoniseur.jpgL'adaptation fine se fait par un condensateur multicouches qui se place sous le pied. Le condensateur CBQ 9 ne coûte pratiquement rien et il est facile à faire. Il suffit ensuite de quelques écoutes pour trouver l'adéquation parfaite avec le local, la chaine Hi-Fi, le contexte électromagnétique de l'endroit...

Du coup la mise-à-jour à télécharger s'est accrue d'un nouveau dossier et en comporte désormais cinq (fichiers 101a à 101e-ambiophoniseur.htm)

mercredi, décembre 2 2009

Précieuse mono !

Ne boudons pas les vieux enregistrements monophoniques d'avant 1956, il recèlent souvent des trésors.

La musique, c'est d'abord un discours avant d'être un son. Ce qui importe c'est ce qu'on dit. On comprend facilement cela avec un discours poltique, qu'il soit écrit à la main, imprimé dans un journal, placardé en affiche sur les murs, diffusé à la radio ou à la TV... l'important c'est le sens du discours.

Mono ou stéréo, peu importe!

En enregistrement de musique, le fait d'entendre de différentes façons, en monophonie, en stéréophonie ou en multicanal SACD ou DVD est assez secondaire si la compréhension du discours est préservée. Je parle bien sûr de musique élaborée avec un contenu qui a une certaine densité: classique, jazz, blues, soul, ethnique entre autres.

La mono? Réservée aux vieux musicologues conservés dans le formol? Oh que non !

Les auditeurs des chaines radio de musique classique sont parfois surpris d'entendre de savants (mais parfois hélas pédants) musicologues s'extasier à l'écoute de 78T presque inaudibles. C'est normal, ceux-ci écoutent le message musical et non pas le son. L'auditeur lambda, surtout s'il n'a pas une solide culture musicale, n'écoute que le son, entaché de bruits, de souffle, de craquements, de distorsions... Le musicologue ne les entends pas, il a la faculté de s'en abstraire et de n'écouter que le discours, l'utile et non le superflu. C'est pareil pour le musicien qui pratique un instrument. Il entendra l'interprétation même si l'enregistrement est très ancien. Heureux hommes !

Un début mais pas une fin

Les débuts de la stéréo, fin des années 50, ont connu le meilleur (DECCA, EMI... classiques) comme le pire. Des remastering artificiels en pseudo stéréo de bandes mono à l'origine sont là pour témoigner du pire! La toute jeune stéréo était souvent diffusée sur des électrophones de piètre qualité, les chaines hi-fi étant rarissimes en 1958/60. Il fallait donc convaincre le grand public du plus apporté par la stéréo à coup de démonstrations commerciales de trains, de balles de pingpong qui passaient de gauche à droite ou d'orchestres coupés artificiellement en deux.

La stéréo doit servir la musique, sinon elle est inutile

Avec un autoradio FM, dans les zones de mauvaise réception, écouter en mono est souvent préférable, le constat est vite fait si le poste dispose du bouton mono ad-hoc.
Quel que soit le support un bon enregistrement en mono est toujours plus musical qu'un mauvais enregistrement stéréo dont la prise de son est ratée! Le début de la stéréo marque la fin des enregistrement monos, certes, mais pas la mort par oubli des enregistrements mono antérieurs!

Les "grands" de la prise de son

Un ingénieur de DECCA de la grande époque de la stéréo (1960-1978), Tony D'Amato raconte: "But mono, believe it or not, is better for certain kinds of music. Mono sound really isn't as isolated as stereo. By not being able to pinpoint images, it blends much more easily. Stereo pinpoints to where it isolates so much information it isn't natural. That's also true of digital sound. It pinpoints its images to such a degree that it's almost alien to the ambiance it sits in. This was never true of mono sound. Not bad mono, but good mono sound was great for jazz." cliquez ici http://www.bernardherrmann.org/articles/interviews/damato001/
Un de ses confrères (*) des années 50 affirmait même qu'une bonne prise de son monophonique, reproduite sur les bons systèmes hi-fi mono permettait de reconstituer une notion de profondeur, de plans sonores. J'ai pu constater le phénomène, que ce soit sur des concertistes en solo ou même sur de grands orchestres.
(*) En fait il s'agit du célèbre producteur Walter Legge qui travailla pour EMI jusque dans les années 60 - biographie ici -
Lisez donc (en anglais) ce document historique: "The birth of Decca Stereo" by Michael H. Gray. Document mis à ligne par The Association for Recorded Sound Collections (ARSC) organisation à but non lucratif dédiée à la préservation et à l'étude de l'enregistrement sonore, musique ou textes, tous genres de musiques et époques confondus.
Autre document - Réédition Philips 50 a retrospective view (Decca): "Hans Lauterslager joined Philips’ Phonographische Industrie, Baarn, Netherlands in 1952 as recording engineer..." suite: http://www.deccaclassics.com/music/philips50/article.html

Réécoutez donc

- Réécoutez donc des voix disparues comme celles, de l'irremplaçable alto Kathleen Ferrier


- Réécoutez donc des grands chefs comme Arturo Toscanini


- Réécoutez des grands interprètes comme Samson François (cliquez), Paul Tortelier, Andres Segovia


la liste est longue... mais pour certains, en quelques secondes vous aurez totalement oublié l'âge de leurs enregistrements! Croyez-moi, ils sont immortels!



Dernière minute du DIY

Pour les audiophiles adeptes du DIY qui ont placé (avec bonheur) une Superterre B sur leur système Hi-Fi, une optimisation est désormais possible avec la "Pentode à eau salée"pentode.png... guetter la mise à jour à télécharger !

dimanche, novembre 8 2009

Pour la Toussaint ma chaine Hi-Fi portait le deuil de la musique.

Une écoute pourrie!

Cela faisait longtemps que ma chaine Hi-Fi n'avait pas produit un son aussi peu musical, et ce, sans raison apparente. Cette désastreuse journée au plan audiophile a apporté au moins une confirmation, un constat: l'ambiophoniseur à lui tout seul ne constitue pas une panacée. Ce n'est pas un remède miracle.
Rien à faire! Je n'ai pas réussi de toute l'après-midi a obtenir dans mon salon une qualité sonore ne serait-ce que correcte, en dépit de la mise en œuvre de toutes mes contre-mesures! contre-mesure.png et cela que ce soit avec ou sans ambiophoniseur.
A quoi cela pouvait-il être dû?

Protection Hi-Fi CEM DECT WIFI LFC


Le temps pourri?

Question météo, c'était celle typique d'une journée de Novembre: pluie, vent, mais par contre pas froide... l'activité EDF du coup était très moyenne , sans aucune pointe de consommation exagérée. (le tableau ERDF permet de le vérifier en ligne) Donc en principe ce ne devait pas être une journée particulièrement polluée au plan du courant secteur 230v.meteo-plages-horaires.png J'ai donc exclu ce paramètre comme cause de nuisance possible ce jour-là.

Mon antenne miracle était inefficace!

Par moments j'ai même cru que l'ambiophoniseur TBF (un engin proche de la baguette magique pour audiophiles fous)
ne marchait plus du tout! Mais en le coupant c'était pire, donc il marchait. Mais c"était loin d'être musical selon mes critères personnels et à mille lieues de ce que j'avais en mémoire de mes derniers concerts à domicile les jours précédents. D'où venait donc le problème?

Panique à bord!

Une telle débâcle musicale m'a laissé perplexe. J'ai rapidement caressé l'espoir que le phénomène était passager, fortuit, et qu'il n'allait pas durer. Mais même s'il disparaissait de lui-même, il demeurait bien mystérieux quant à ses origines. Et à ce niveau dans le négatif, dans l'antimusicalité, c'était la première fois que cela m'arrivait.

Tout vérifier point par point!

J'ai tout recontrôlé. J'ai pointé ma check-list qui énumère tous les paramètres du contexte optimum requis pour que ma chaine Hi-Fi fonctionne à son meilleur niveau et tout semblait OK.

Bizarre et inquiétant!

Cela me préoccupait passablement: était-ce un problème subjectif, étais-je dans un très mauvais jour... c'eût été la première fois, ou bien était-ce l'arrivée inopinée d'un nouveau fauteur de trouble dans le quartier?

A force de chercher, on finit par trouver...

La cause de mes ennuis musicaux était à la fois bien plus simple et bien plus proche: Un nouveau téléphone sans fil!

Mea culpa, mea culpa, mea maxima culpa...

En effet, ma check-list prévoyait bien de couper le téléphone de la box ADSL, et du même coup la base d'un petit tél. sans fil branché dessus. Avant concert je prenais toujours la précaution de couper l'alimentation secteur des deux.
Or j'ai remplacé il y a une semaine ce téléphone assez ancien par un appareil plus performant, un Philips DECT CD4402 "duo" (excellent appareil, soit dit au passage) pour avoir un second appareil à l'étage... J'ai bêtement oublié de noter dans ma check-list qu'en plus de la base qui sert d'alimentation, il me faut impérativement éteindre le combiné lui-même dont l'émetteur vers l'autre poste reste actif même base éteinte. Ma check-list n'était donc pas tout-à-fait à jour. C'était donc 100% ma faute. Hier j'ai totalement oublié que le téléphone était le nouveau modèle, et une fois la base coupée je n'ai pas pensé à éteindre le combiné par sa touche arrêt! Cet oubli était une erreur fatale!

Pire que le Wifi

Cela m'a clairement démontré qu'à coup sûr la pollution électromagnétique aérienne des appareils les plus récents est bien plus grande et surtout bien plus nocive pour la hi-fi que les générations antérieures. Je n'entrerai pas dans un débat stérile sur les effets des DECT sur la santé (rien ne le prouve pas et inversement!). Son prédécesseur n'avait comme mauvais effet que de me réduire de 1,5m la profondeur de la scène sonore. Avec ce nouveau téléphone Duo encore actif, j'avais des bizarreries dans le placement des pupitres, des instruments coupés en deux avec le grave séparé à gauche et le médium-aigu à droite... un flou, hélas pas du tout artistique, sur la place de chacun, une dureté générale et une perte énorme dans la qualité des timbres, des basses pauvres et pas propres, un sentiment de distorsion générale aussi désagréable que fatigante avec l'envie de vite tout éteindre !!! bref un son inaudible, insupportable selon mes critères musicaux personnels.

Le revers de la médaille du progrès...


Désormais largement répandus dans les foyers, les téléphones sans fil DECT (Digital Enhanced Cordless Telephone) ont quasi supplanté les vieux téléphones fixes à antenne. Les raisons de ce succès sont très simples : ils sont plus performants en portée, jusqu'à 50m à l'intérieur et 200m au dehors, et bénéficient d'une meilleure qualité sonore et de tas de petits gadgets pratiques.
Mais parlons-en de la qualité sonore! Oui, elle se constate à l'écoute du combiné, mais hélas elle se paye au prix fort autre part, sur la qualité musicale de la chaine Hi-Fi toute proche.

Ce qu'il faut éteindre avant d'allumer votre chaine Hi-Fi

Avant de vous offrir un concert à domicile, pensez à placer votre chaine Hi-Fi dans un environnement électromagnétique correct. Les mesures à prendre sont simples, au moins pour ce qui vous concerne: éteignez les ampoules fluocompactes, les lampadaires halogènes à variateur, éteignez tous les téléphones mobiles et téléphones sans fil de la maison, DECT ou non, éteignez la box ADSL Wifi, coupez la Wifi sur d'éventuels ordinateurs portables. C'est le minimum! Hélas ce n'est pas toujours suffisant...

Cela peut être encore pire!

La puissance des téléphones DECT traverse les murs, plus même que la Wifi. Si votre voisin d'à côté place son appareil téléphonique près de votre mur mitoyen et que par malchance votre chaine hi-fi se trouve dans la pièce contigüe, votre système audio en pâtira gravement... Comble de malchance, votre voisin du dessus et votre voisin d'en dessous peuvent avoir aussi leurs téléphones DECT... alors bonjour les dégâts musicaux chez vous, et vous n'y pourrez rien changer car sauf à vivre dans un container en acier ou dans une cage de Faraday, il est impossible de s'en protéger à 100%.



La rase campagne, dernier refuge des mélomanes hifistes

Pour bénéficier d'une bonne musique chez soi, il faut avoir la chance d'habiter à côté de voisins "rétro" attachés à leur vieux téléphone filaire et allergiques à Internet en Wifi (une liaison filaire ethernet est bien meilleure). Sinon il faudra bientôt habiter une maison individuelle entourée d'un grand parc, sans voisin proche (minimum 300m) et de préférence loin de la ville, loin des zones industrielles ou des centre commerciaux.



Des fabricants de Hi-Fi quasi sans clientèle

A mon avis, le marché de la Hi-Fi de qualité a bien du soucis à se faire et pas seulement à cause de la musique compressée. Comment une industrie Hi-Fi destinée au "grand public" peut espérer survivre si ses produits ne sont plus appréciables que par une minuscule proportion de la population, celle de quelques mélomanes et qui seraient aussi de riches propriétaires terriens...

Pour terminer cet article sur une note optimiste...

Dans un contexte électromagnétique de plus en plus difficile, une chaine Hi-Fi a besoin de se raccrocher à une référence. Cette référence reste la terre, le sol. Alors je ne saurais trop conseiller d'offrir à votre chaine audio une petite Superterre BMSQ. superterre-BMSQ.pngC'est facile à faire, ça coûte trois fois rien et l'effet en est saisissant... si on a pris la précaution d'éteindre les facteurs polluants cités plus haut dans ce dossier! Positivons !

Pour en savoir plus sur la Superterre audiophile, cliquez ici.

CEM et bruit

La CEM (Compatibilité Electro-Magnétique... en anglais ElectroMagnetic Compatibility - EMC ) est la capacité d'un appareil ou d'un système à fonctionner de façon satisfaisante dans son environnement électromagnétique... et sans provoquer lui-même des perturbations électromagnétiques pouvant perturber d'autres systèmes. Les limites spécifiées dans les normes ont hélas manifestement oublié de prendre en compte le secteur de la Hi-Fi et de la reproduction de la musique à domicile, ou alors les auteurs des normes ont estimé que cela importait peu. Les perturbations émises peuvent provenir d'une ou plusieurs sources et peuvent être soit un champ électromagnétique, soit un champ électrique, soit un rayonnement électromagnétique. Le couplage peut être galvanique, inductif, capacitif ou électromagnétique, par voie aérienne ou par voie filaire.
Le bruit est l'autre grand ennemi de la Hi-Fi et de la musique, et encore plus nocif que la CEM. Un environnement bruyant est à l'évidence totalement incompatible avec une Hi-Fi de qualité.
En savoir plus sur la CEM suite...

dimanche, octobre 25 2009

La musique a changé de contexte en quelques décennies

La Hi-Fi s'est considérablement améliorée en 20 ans

Jamais on n'a eu en Hi-Fi d'appareils aussi bons à des prix aussi abordables. (téléchargez le dossier 82-matos) Fin 2009, on peut s'équiper avec des éléments audio d'une qualité musicale qui coûtaient il y a une vingtaine d'année cinq à dix fois plus chers. Je n'ose même pas faire la comparaison avec le matériel "vintage" des années 60/70.
Voilà pour le constat objectif.

Le son n'a jamais été si pourri

Jamais on n'a eu hélas du si bon matériel qui fasse une si mauvaise musique. Même les appareils à tubes d'il y à 40 ans avec des 33T vinyles bien craquants à force d'avoir été lus, faisaient plus de musique "musicale".
Voilà pour le constat subjectif.

C'est du n'importe quoi ce billet, tout et son contraire!

Deux affirmations aussi contradictoires, l'une émise juste après l'autre, peuvent en effet choquer. Pourtant il y a une raison logique qui justifie cela. Cette raison c'est le temps, l'époque, les années 80, la dernière décade du XXè siècle contre la première décade du XXIè siècle... les temps changent, les gens aussi.

Les ères se succèdent...

On est passé en audio de l'ère analogique à l'ère numérique, du 33T vinyle au CD. Bon, ce premier passage s'est effectué sans trop de casse, sur le moment au moins...
On est passé ensuite au plan domestique et urbain de l'ère filaire à l'ère électromagnétique. On est passé du courant secteur "tout bête" à un courant secteur tutti frutti, datas, adsl, cpl. On est passé aussi d'une atmosphère occupée par les ondes de quelques rares et lointains émetteurs TV et FM à un environnement envahi par des émissions radiofréquences de toutes sortes générées bien plus près quand ce n'est pas carrément à domicile avec la wifi et les téléphones sans fil.

Ce changement du contexte explique bien des choses sur les raisons de la perte de musicalité. Pour prendre une image sportive, on nage bien mieux en eau calme dans une piscine que dans un océan aux vagues déchainées sous un typhon, avec en plus des requins et quelques méduses.

Le contexte sociologique a aussi changé. On est passé de l'ère élitiste, réservée à un petit nombre de mélomanes gourmets et connaisseurs, à l'ère grand public avec la démocratisation de la hi-fi. La société de consommation est passée par là, désormais on n'écoute plus de la musique, on la consomme. Internet a fait éclore une nouvelle forme de consommation musicale, celle de la musique téléchargée, gratuite ou presque, portable... dans une qualité très dégradée mais largement suffisante pour une musique peu élaborée destinée à satisfaire ce nouveau grand public. C'est la troisième ère dite "Kleenex", celle de la musique qu'on prend, jette etc. on met 500 morceaux sur son baladeur et maintenant sur son téléphone portable. Que dis-je 500, 1000 ou plus sinon on n'a pas le sentiment d'avoir de la musique!

Une pernicieuse promotion de la musique

Et cette dernière ère "Kleenex", si elle a promu la musique auprès du plus grand nombre a eu hélas un effet pervers et insidieux. Doucement, mais inexorablement, l'exigence de qualité s'est amoindrie au profit de l'accès immédiat et de la quantité, au point que faute désormais de repère qualitatif de référence, beaucoup croient que ce qu'ils entendent en mp3 dans les oreillettes de leur baladeur ou de leur téléphone représente à 100% de la musique alors qu'ils n'en ont que les 10% de l'enveloppe extérieure, la seule silhouette, comme une ombre chinoise sur un mur.

Et le remède, docteur?

Pour les deux premières ères, le problème étant mis sur la table, on peut dès lors tenter d'y apporter des correctifs. Ce n'est pas facile et c'est le but de ma panoplie de contremesures, cliquez ici. Pour les conséquences néfastes de la troisième ère, la musique "Kleenex", le remède est plus délicat. L'ordonnance sera donc individualisée. C'est une question de choix personnels culturels, de goûts musicaux, de priorités.
La médication salvatrice doit d'abord être acceptée par le patient, qui doit vouloir se soigner. C'est de revenir au moins durant quelques mois au concert direct, de redécouvrir le vrai son des instruments de musique, les vraies voix, de s'ouvrir à d'autres styles de musique quitte à faire un effort au début pour les comprendre et les apprécier. Bref se faire un culture musicale variée et se refaire une oreille neuve avec des repères acoustiques traditionnels, des références auditives saines. Cela peut prendre longtemps... c'est normal, c'est une cure. Les deux combinés aboutiront à coup sûr à une sensible élévation du niveau d'exigence en musicalité.


Misteria Paschalia Festival 2009, Vincent Dumestre, Le Poeme Harmonique



Un bonus en prime

A la clé il y a aussi une certaine qualité de vie. C'est retrouver le temps de se poser, de s'installer et savourer son plaisir musical. Écouter de la musique et ne faire que ça pendant une heure ou deux... Quelle révolution, quel luxe! Et c'est extra pour la santé, le moral, la bonne humeur, le sourire...

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